"Dormez la belle, il n'est point jour"
paroles - words

  1. Sur le pont de Lyon  (Lyonnais) - 4'16
  2. Au renouvel - 1'02
  3. Le pommier doux - 3'14
  4. Bourrée de maurienges - 1'28
  5. Si j'avais un ami  (Nivernais) - 2'10
  6. La vieille fille (Anjou) - 3'08
  7. On d'onoren gorda (Auvergne) - 1'19
  8. Toutouic - 2'34
  9. Au pays de Lerida - 3'02
  10. Noël du 18ème siècle - 1'48
  11. La palombe - 2'08
  12. La bergère de Coulandon (Bourbonnais) - 1'36
  13. Sylvandre (Morvan) - 2'55
  14. Les fendeurs - 3'22
  15. Le lai du chèvrefeuille - 1'02
  16. A la una yo nasi - 2'35
  17. Cantigas n° 353 - 1'51
  18. Charlie - 1'54
  19. A la claire fontaine - 3'45
  20. Que ne suis-je la fougère - 1'11
  21. Mon père m'y demande - 2'33
  22. Berceuse norvégienne - 1'39
  23. Deux chants à la Vierge - 2'06
  24. Quand j'étais chez mon père (Morvan) - 1'38
  25. Mazurka (Auvergne) - 1'23
  26. Les quais du Havre (Normandie) - 2'40
  27. Noël d'Avignon - 1'13
  28. L'eau de roche (Auvergne) - 1'28



1. Le pont de Lyon (traditionnel, Lyonnais)


Sur le pont de Lyon
La belle s'y promène.
Peut bien s'y promener
Personne ne la regarde
Son père a si grand peur
Qu'il lui donne une garde
Cinquante cavaliers
Et autant de gendarmes.
Le plus jeune de tous
La lui a dérobée.
L'a mise dans un château
Pareil à celui du père.
Elle y est restée sept ans,
Sans voir ni ciel, ni terre.
Au bout de ces sept ans,
S'est mise à la fenêtre.
De là elle voit venir
Le laquais de son père.
"Oh ! Dis-moi toi, laquais,
Que dit-on chez mon père ?
- L'on ne dit pas grand chose,
Pour vous il fait grand guerre.
- Qu'il ne la fasse point
Car je suis mariée.
Des trois enfants que j'ai,
Tous trois m'appellent mère.


3. Le pommier doux (traditionnel, Franche-Comté)

Derrière chez mon père
Vole mon coeur vole.
Derrière chez mon père
Il ya-t-un pommier doux (bis)
Trois jeunes princesses
Vole mon coeur, vole
Y sont couchées dessous....
L'a dit la première...
Je crois que vient le jour...
L'a dit la seconde...
J'entends battre tambour...
L'a dit la troisième...
Se bat mon ami doux...
S'il gagne bataille...
Il aura mes amours...
Qu'il gagne ou qu'il perde...
Il les aura toujours...



5. Si j'avais un ami
Chansons populaires du Nivernais et du Morvan, collectées par A. Millien, J.G. Pennevaire et G. Delarue. Cette chanson a été recueillie à Beaumont-la-Ferrière auprès de M. J. Magnand en 1878.

Si j'avais un bon ami
Qui m'aimerait qu'à demi,
Je lui ferais passer l'eau,
Passer l'eau, (bis)
Je lui ferais passer l'eau,
La rivière sans bateau.
Si j'avais ô un amant
Qui m'aimerait tendrement,
Je lui donnerais tout c'que j'ai,
Tout c'que j'ai (bis)
Je lui donnerais tout c'que j'ai,
La rivière de mon coeur.
Si j'avais des p'tits enfants
Qui m'appelleraient leur maman,
Je leur donnerais tout c'que j'ai,
Tout c'que j'ai (bis)
Je leur donnerais tout c'que j'ai,
La rivière et le moulin.


6. La vieille fille (traditionnel, Anjou)

A quinze ans, j'étais gentille,
Je redoutais les amants.
Je faisais la difficile,
A présent, je m'en repens.
Quatorze amants par semaine
Sont venus m'y saluer.
Un bouquet de marjolaine
Sont venus m'y présenter.
Je les renvoyais au poste,
C'était mon contentement.
Grand Dieu, que j'étais donc sotte,
Je le vois bien à présent.
Quand je vois toutes ces filles,
Qu'étaient filles de mon temps,
Elles ont des hommes tranquilles
A leur femme bien complaisants.
Voilà mon front qui se ride
Et mes dents toutes ébrèchées,
Mes beaux cheveux qui se grisent,
Cela m'y casse le nez.
J'ai beau porter la dentelle
Et souvent changer d'habit,
Les amants ils m'y délaissent
M'y voilà fille pour la vie.
Adieu les plaisirs du monde,
Je m'en vais dans un couvent. (bis)
Enfermée avec les nonnes,
Dans un lieu étroitement. (bis)


9. Au pays de Lerida


Texte tiré du livre Le Romancero Espagnol (Maspero) traduit de l'occitan par J. M. Petit et J. Tena, musique Michel Hindenoch

Au pays de Lérida, on y perd et on y gagne. (bis)
Moi je n'y ai rien gagné, mais j'y ai perdu ma dame, la, la la...
Je suis allé la chercher jusqu'au sommet des montagnes. (bis)
J'ai couru la nuit, le jour, sans trouver château ni grange, la la la...
Si ce n'est un châtelet, dont le toit était de paille.(bis)
J'ai frappé au châtelet, dans la chambre étaient trois dames, la la la...
J'ai frappé au châtelet, dans la chambre étaient trois dames. (bis)
Elles m'ont prié à souper : "Choisissez une autre dame, la la la...
- Pour souper, je le veux bien, mais choisir, non sur mon âme." (bis)
De dépit, au coin du feu, m'ont jeté un lit de paille, la la la...
Mais voici qu'à la minuit, le feu a pris sur la paille. (bis)
Au matin, je n'ai trouvé ni le château, ni les dames, la la la...


13. Sylvandre
Chansons populaires du Nivernais et du Morvan, tome 1,
A. Millien, J. G. Penavaire, G. Delarue

Sylvandre assis sous un ormeau
Auprès d'Isabeau sa bergère,
S'y regardaient,
Tous les deux souriaient,
Disant : - Qu'allons-nous faire ?
L'amour n'y dort pas,
Toujours s'occupe à
Découvrir le mystère.
- Bergère si tu voulais m'aimer,
Je te donnerais ma houlette,
Mon petit agneau,
Mon flageolet et ma musette ;
Reçois ce présent
Sans que mon coeur le regrette.
-Berger, garde tout ton bien,
Je ne reçois rien d'un volage,
Car je t'ai vu
L'autre jour dans un pré,
Revenant du village,
Suzon tu y parlais,
Tu la caressais,
Cela n'a pas été sage.
-Si c'est un crime que d'aimer
Il faut donc fermer la paupière,
Prendre un bâton,
Marcher à tâtons,
C'est une loi bien sévère.


14. Les fendeurs (traditionnel)

Trois fendeurs il y avait,
Au printemps, dessus l'herbe :
J'entends le rossignolet ;
Trois fendeurs il y avait,
Parlant à la fillette.
Le plus jeune disait,
Celui qui tient la rose,
J'entends le rossignolet ;
Le plus jeune disait :
"Moi j'aime, mais je n'ose..."
Le deuxième disait,
Celui qui tient la fende,
J'entends le rossignolet ;
Le deuxième disait :
"Moi, j'aime et je commande !"
Le troisième disait,
Tenant la fleur d'amande,
J'entends le rossignolet ;
Le troisième disait :
"Moi, j'aime et je demande..."
"Mon galant ne serez,
Vous qui tenez la rose,
J'entends le rossignolet ;
Mon galant ne serez :
Si vous n'osez, je n'ose...
Mon maître ne serez,
Vous qui tenez la fende,
J'entends le rossignolet ;
Mon maître ne serez :
Amour ne se commande !
Mon amant vous serez,
Vous qui tenez l'amande,
J'entends le rossignolet ;
Mon amant vous serez :
On donne à qui demande..."



19. A la claire fontaine (traditionnel, Québec)

A la claire fontaine, m'y allant promener,
J'ai trouvé l'eau si claire, que je m'y suis baignée.
Refrain : Coupez le bois, chauffez le four,
Dormez la belle, il n'est point jour.
Sous les feuilles d'un chêne, je me suis fait sécher,
Sur la plus haute branche, un rossignol chantait.
Chante rossignol, chante, toi qui as le coeur gai,
Tu as le coeur à rire, moi je l'ai à pleurer.
J'ai perdu ma maîtresse sans l'avoir mérité,
Pour un bouquet de roses que je lui refusais.
Je voudrais que la rose fut encore au rosier,
Et que le rosier même fût à la mer jeté.




21. Mon père m'y demande (traditionnel)

Mon père m'y demande : - Quel garçon prendrez-vous ? (bis)
- Notre voisin, notre voisin, mon père, notre voisin,
Celui que mon coeur aime. (bis)
- Notre voisin, ma fille, ce n'est qu'un débauché (bis)
Un débauché, un amuseur de filles, la nuit, le jour,
Toujours à la taverne. (bis)
- A la taverne, mon père, tous les garçons y vont. (bis)
Ils y vont tous, c'est pour y boire champagne,
Pour mieux savoir la volonté des filles. (bis)
- La volonté des filles, nous la savons bien tous. (bis)
Venez ce soir, venez demain peut-être, venez ce soir,
Nous parlerons de l'amourette. (bis)




24. Quand j'étais chez mon père (traditionnel, Morvan/Nivernais)

Quand j'étais chez mon père, oh oh oh oh !
Quand j'étais chez mon père
A garder les troupiaux.
V'là un vieux loup qu'arrive,
M'emporte le plus biau.
J'cours au darrié d'la bête
Pour en avoir la piau.
C'était pour ma grand-mère,
Pour y faire un mantiau.
Et aussi les quatre pattes
Pour en faire des sabiots.
Aussi les deux oreilles
Pour faire un chalumiau.
Aussi les deux cornettes
Pour l'y faire un flûtiau.
Pour faire danser les filles,
A la fête du châtiau.

26. Les quais du Havre
Chanson recueillie par J. Wright et C. Perrier auprès de P. Burgaud, Orouët.

Là sur les quais du Havre,
La belle s'est endormie. (bis)
A son joli réveil,
La belle s'est prise à dire
Qu'elle voudrait bien avoir
Un mât dans son navire.
Et moi, garçon bon drille,
Qu'entends ce discours là, (bis)
Je lui ai offert mon mât,
Mes voiles et mes cordages,
Afin que son navire
Il fasse un long voyage.
Quand nous fûmes rendus
Dans la mer bien avant, (bis)
Il se lève un orage
Qui nous a chasse-poussé
Qui nous a chasse-poussé
Bien cinq cents lieues au large.
La belle est courageuse
Et hardie au combat : (bis)
"N'y crains point tant l'orage,
Si ton navire est droit,
Si ton navire est droit,
Cher amant, prends courage."
Des écumes de la mer
J'étais toute mouillée. (bis)
"Embrasse-moi mon coeur !
Ma barque est défoncée.
Embrasse-moi mon coeur !
Ma barque est défoncée.
Passant par un endroit
Qu'était profond, étroit, (bis)
La mer est si profonde,
Je n'ai pu trouver fond,
Je n'ai pu trouver fond,
J'ai retiré ma sonde.
Demande au capitaine
D'venir me voir ce soir. (bis)
Ce soir à la chandelle,
Là, nous accomplirons,
Là, nous accomplirons
Nos dernières amourettes.


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