La harpe celtique et la flûte de bambou dont le bois japonais a séché presque 100 ans se sont unis aux accordéons diatoniques et à la cornemuse pour un mariage musical des plus appréciés. « Ce sont des musiques traditionnelles et des chansons qui viennent de toute le France, mais encore de Russie, de Louisiane et du Québec, a commenté Sylvain Piron. D'ailleurs, il est curieux de constater que nous avons retrouvé les mêmes textes en France et au Québec, mais avec des musiques différentes ! ». Sans doute quelques marins ou émigrés français auront-ils emporté sur les voiliers de naguère un peu de culture de leurs terroirs. C'était précisément à ce genre de voyage que le public était convié, vendredi, avec des chansons comme la « Poule de Colin » issue de Bretagne, ou « Brave marin » au charme mélancolique des époques révolues. Il n'aurait manqué qu'un cri de mouette pour se croire au port de Brest au siècle passé.